29 mars 2009
26 mars 2009
Sur le thème d'Alice au pays des merveilles

En utilisant trois illustrations d'Alice au pays des merveilles, que les enfants de moyennne section devaient interpréter, on a écrit un petit livre.
Le chapelier fou est devenu un magicien qui se transforme en lapin ; Alice le poursuivait parce qu'il lui avait volé son collier ( en réalité sa montre à gousset) ; et quand Alice devient trop grande pour la maison du lapin blanc, c'est parce-que le chapelier-lapin a des pouvoirs magiques ( il lui jette un sort).
Pour clore le projet, on peut se procurer une version simplifiée de l'histoire ( difficile à dénicher dans le commerce, mais les médiathèques et internet m'ont aidée ) pour que les enfants puissent comparer les deux récits, tout en ayant bien en tête les personnages emblématiques du conte.
J'ai eu l'idée de cette activité après avoir visionné des extraits d'un spectacle pour les petits, où une seule comédienne jouait l'histoire d'Alice, avec des voix enregistrées, des chansons et des marionnettes. La pièce avait eu du succès auprès des élèves de l'école maternelle où je travaillais.
Apparemment, Lewis Carroll est un auteur qui permet beaucoup de choses ( amusantes en prime ) en classe.
25 mars 2009


La dernière illustration est de Maraja, un artiste que j'adore.
Il a illustré, entre autres, " Le magicien d' Oz ", " Peter Pan ", "Alice au pays des merveilles " et "Alice à travers le miroir ".
23 mars 2009
Poème de Goethe
Charles Nodier ( auteur de Trilby) a traduit, paraît-il, ce poème :
Der Erlkönig
Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ?
Es ist der Vater mit seinem Kind ;
Er hat den Knaben wohl in dem Arm,
Er faßt ihn sicher, er hält ihn warm.
Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht ?-
Siehst Vater, du den Erlkönig nicht ?
Den Erlenkönig mit Kron und Schweif ?-
Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif. -
"Du liebes Kind, komm, geh mit mir !
Gar schöne Spiele spiel ich mit dir ;
Manch bunte Blumen sind an dem Strand,
Meine Mutter hat manch gülden Gewand."
Mein Vater, mein Vater, und hörest du nicht,
Was Erlenkönig mir leise verspricht ?-
Sei ruhig, bleibe ruhig, mein Kind !
In dürren Blättern säuselt der Wind.-
"Willst, feiner Knabe, du mit mir gehn ?
Meine Töchter sollen dich warten schön ;
Meine Töchter führen den nächtlichen Reihn
Und wiegen und tanzen und singen dich ein."
Mein Vater, mein Vater, und siehst du nicht dort
Erlkönigs Töchter am düstern Ort ?-
Mein Sohn, mein Sohn, ich seh es genau :
Es scheinen die alten Weiden so grau.-
"Ich liebe dich, mich reizt deine schöne Gestalt ;
Und bist du nicht willig, so brauch ich Gewalt."
Mein Vater, mein Vater, jetzt faßt er mich an !
Erlkönig hat mir ein Leids getan !
Dem Vater grauset's, er reitet geschwind,
Er hält in den Armen das ächzende Kind,
Erreicht den Hof mit Mühe und Not ;
In seinen Armen das Kind war tot.
Le Roi des Aulnes
Quel est ce cavalier qui file si tard dans la nuit et le vent ?
C'est le père avec son enfant ;
Il serre le jeune garçon dans son bras,
Il le serre bien, il lui tient chaud.
Mon fils, pourquoi caches-tu avec tant d'effroi ton visage ?
Père, ne vois-tu pas le Roi des Aulnes ?
Le Roi des Aulnes avec sa traîne et sa couronne ?
Mon fils, c'est un banc de brouillard.
"Cher enfant, viens donc avec moi !
Je jouerai à de très beaux jeux avec toi,
Il y a de nombreuses fleurs de toutes les couleurs sur le rivage,
Et ma mère possède de nombreux habits d'or."
Mon père, mon père, et n'entends-tu pas,
Ce que le Roi des Aulnes me promet à voix basse ?
Sois calme, reste calme, mon enfant !
C'est le vent qui murmure dans les feuilles mortes.
"Veux-tu, gentil garçon,
venir avec moi ?
Mes filles s'occuperont bien de toi
Mes filles mèneront la ronde toute la nuit,
Elles te berceront de leurs chants et de leurs danses."
Mon père, mon père, ne vois-tu pas là-bas
Les filles du Roi des Aulnes dans ce lieu sombre ?
Mon fils, mon fils, je vois bien :
Ce sont les vieux saules qui paraissent si gris.
"Je t'aime, ton joli visage
me charme,
Et si tu ne veux pas, j'utiliserai la force."
Mon père, mon père, maintenant il m'empoigne !
Le Roi des Aulnes m'a fait mal !
Le père frissonne d'horreur, il galope à vive allure,
Il tient dans ses bras l'enfant gémissant,
Il arrive à grand peine à son port ;
Dans ses bras l'enfant était mort.
18 mars 2009
Lisez ce livre!


A Milan, dans le sud des Etats-Unis, tandis que deux vieillards se rapprochent de la mort, deux adolescents se rapprochent et construisent une difficile amitié. L'un d'eux, Jester Clane, est un jeune homme blanc de bonne famille; l'autre, Sherman Pew, "noir aux yeux bleus", est chaque jour confronté à une société violente et à des humilitations absurdes en raison de sa couleur de peau. A travers les thèmes de la solitude, de la passion, de la maladie et de la mort, ce roman est porté par un quatuor de personnages parfaitement équilibré et vibrant. C'est un chef-d'oeuvre à la fois noir et tendre, encore meilleur que "La Ballade du café triste" et "Frankie Addams". Carson mcCullers donne de plus un témoignage crucial sur l'enfer des descendants d'esclaves dans le Sud, dont elle a été l'un des porte paroles toute sa vie, au point de devenir elle-même victime de menaces de mort.
Je le répète, ce roman est un bijou, l'aboutissement magnifique de la carrière de McCullers. C'est son dernier ouvrage et le meilleur qu'elle ait écrit (à mon avis).
17 mars 2009
11 mars 2009
Un film que j'ai adoré

Je voulais écrire quelque chose sur ce film
"La femme de l'aviateur" de Eric Rohmer.
L'histoire raconte la relation compliquée qui unit François ( feu Philippe Marlaud), un étudiant, et une femme plus âgée, Anne ( Marie Rivière - actrice fétiche de Rohmer : on la voit picoler du vin dans "Astrée"). Un matin François aperçoit Anne en compagnie de son ancien amant, venu en fait rompre définitivement avec elle. François retrouve cet homme un peu plus tard et le suit dans Paris. C'est alors qu'il rencontre Lucie.
L'image ci-dessus montre Lucie et François peu après leur rencontre. Elle est extraite d'une des plus belles scènes que Rohmer ait jamais écrites. On pourrait parler de rayonnement, comme l'écrivent certains critiques de cinéma au sujet des "Amours d'Astrée et de Céladon".
"La femme de l'aviateur" fait partie de la série des comédies et proverbes, comme un autre film que j'aime beaucoup, "L'ami de mon amie".
J'ajoute une photo du mignon Philippe Marlaud, mort prématurément après seulement deux films au cinéma...
09 mars 2009
Un peu de theâtre
Faites circuler l'information, même si vous ne pouvez assister à la réprésentation!
Au centre culturel de Mourmelon le grand, vendredi 13 Mars, 20h30
"De l'autre côté des rochers qui penchent"
Texte de José Mendes mis en en scène par Didier Gauroy.




























